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lundi 8 février 2021

l'Ail

Il a été rapporté que « de l’ail écrasé ferait gonfler le jaune d’œuf ».

On teste donc cela avec :

- une gousses d’ail entière et un jaune d’œuf

- une gousse d’ail écrasée et un jaune d’œuf

- une gousse d’ail entière et un blanc d’œuf

- une gousse d’ail écrasée et un blanc d’œuf

Comme le verre qui contenait la gousse écrasée et le jaune d’œuf a été bougé, des bulles y ont été initialement introduites, on fait un autre verre avec ail écrasé et jaune d’œuf.

Des marques sont faites sur le niveau supérieur du liquide, dans tous les verres.

Après 2 heures d’attente, aucun gonflement n’est observé pour aucun verre.

On s’interroge sur un possible (pas net) changement de viscosité du jaune d’œuf avec l’ail écrasé. 


Centre International de gastronomie moléculaire AgroParisTech-Inrae

vendredi 29 novembre 2019

Cours D'Hervé This / Le ciselage du persil

Le ciselage du persil

Nous partons d'une précisions culinaire donnée par Joel Robuchon, dans L’Atelier de Joël
Robuchon, Hachette, Paris, 1996, p. 42 :
« Découpé aux ciseaux, le persil dégage une saveur plus intense que haché au couteau ».

Ici, on commence par discuter le mot « saveur », parce que la saveur n'est pas identifiable, dans les
conditions habituelles de dégustation : seul le « goût » est accessible.
Pour expliquer ce point important, on propose aux participants de commencer par se pincer le nez,
et, le nez pincé, de mettre en bouche du thym qui leur est donné. On mastique, on analyse ce que
l'on sent (la « saveur »), puis on libère le nez, et s'ajoute alors l' « odeur » (rétro nasale) à la saveur,
ce qui fait -au total- le « goût ».

Il faut expliquer que, lors de la mastication, l'aliment libère des composés solubles dans l'eau de la
salive : ces composés peuvent contribuer à la saveur. Et la mastication libère aussi des composés qui
ne sont pas solubles dans l'eau, ou très peu solubles, et ces composés passent alors dans l'air de la
bouche, et montent vers le nez par des fosses « rétro nasales », entre la bouche et le nez. A noter que
les composés qui sont ainsi « sentis » par le nez, lors de la dégustation, sont les mêmes que ceux qui
donnent de l'odeur orthonasale, quand on hume par les narines.

Bref, avec le thym, on s'aperçoit qu'il n'y a quasiment pas de saveur, mais qu'une odeur rétro nasale
apparaît quand on libère les narines : le goût du thym est principalement dû à l'odeur, et quasiment
pas à la saveur. A noter, de surcroît, que le mot « arôme » désigne l'odeur des plantes aromatiques,
que ce soit de façon anténasale (par les narines) ou rétro nasale (par les fosses rétro nasales). Tout
autre usage du mot « arôme » est donc très idiosyncratique ou fautif, ou malhonnête, et nous devons
combattre l'usage du mot « arôme » pour tout autre produit qu'une plante aromatique, qu'un
aromate. Notamment, on doit se réjouir que l'industrie de ce qui est hélas trop souvent nommé
« arôme » soit en passe de changer pour le mot « aromatisant », qui est bien plus juste.


Puis on répète l'expérience précédente avec du sucre blanc : cette fois, on sent bien la saveur sucrée,
quand le nez est pincé… mais aucune sensation supplémentaire n'apparaît quand on libère le nez.
Autrement dit, le sucre blanc n'a pas d'odeur, mais seulement de la saveur. Et le goût du sucre blanc
est tout entier dans sa saveur.

On répète ensuite l'expérience avec du persil, et l'on voit cette fois que le persil a très peu de saveur,
quand on le mastique, mais qu'il a de l'odeur, donc de l'arôme puisque le persil est une plante
aromatique. En réalité, le persil a aussi un peu de saveur, mais très peu.
Et on observe donc que Joel Robuchon avait tort de parler de saveur.

Pour les expériences qui testent l'arôme et le « goût » du persil, nous utilisons un couteau et un
ciseau. Nous coupons au couteau, et nous ciselons au ciseau.
Les manipulateurs (professionnels ) disent que le persil coupé au couteau a plus d'odeur, ce qui est
le contraire de ce qu'a écrit Robuchon.

Mais, surtout, nous organisons un test triangulaire pour savoir si des personnes reconnaissent une
différence entre le persil coupé au couteau et le persil coupé au ciseau. Et, de fait, seule une
personne sur 4 reconnaît la différence, lors d'un test… et elle se trompe ensuite plusieurs fois.

Nous concluons que nous ne faisons pas de différence, en ne faisant que sentir.
Puis nous organisons un test triangulaire pour savoir si l'on ferait une différence en goûtant, en nous
disant toutefois, avant l'expérience, qu'il y a un risque que les jurés fassent la différence non pas sur
le goût mais sur la taille des morceaux (plus petits au couteau qu'au ciseau)… et les tests
triangulaires montrent également que les jurés ne font pas de différence, à partir du goût.

Enfin, parce que nous avons l'idée qu'une plus grande division du persil pourrait faire la différence,
nous comparons par des tests triangulaires du persil broyé et du persil coupé au couteau. Cette fois,
la reconnaissance est parfaite, avec une odeur bien plus importante au mortier et au pilon, mais en
observant toutefois que l'odeur du persil broyé au mortier est plus « végétale ».

On observe aussi que le persil broyé au mortier et au pilon est d'une couleur moins agréable : on se
reportera au séminaire sur le pistou du 21 février 2011 pour comprendre le phénomène et le
combattre éventuellement (à l'aide d'acide ascorbique).

dimanche 28 janvier 2018

Séminaire de gastronomie moléculaire du Centre International de Gastronomie moléculaire

Séminaire de gastronomie moléculaire du
Centre International de Gastronomie moléculaire AgroParisTech-Inra le 20 novembre 2017
Centre Jean Ferrandi (Chambre de commerce de Paris)
Thème :
1. Peut-on éviter d'avoir le nez qui pique, après avoir mangé de la moutarde, quand on sentdu pain ?
2. Les os dans le bouillon en changent-ils le goût ?

2- Le thème du mois :
Nous avions retenu deux thèmes.
1. Peut-on éviter d'avoir le nez qui pique, après avoir mangé de la moutarde, quand on sent du pain ?
2. Les os dans le bouillon en changent-ils le goût ?

2.1. Peut-on éviter d'avoir le nez qui pique, après avoir mangé de la moutarde, quand on sent du pain?

On utilise une moutarde Quality de Transgourmet.

Un premier dégustateur vérifie que la moutarde pique le nez. Elle fait même monter les larmes aux
yeux.
Pour un second dégustateur, il y a une confirmation.
Un troisième dégustateur confirme que la moutarde pique après un certain temps, mais pique aussi
la langue.
On mesure alors le temps, après la mise en bouche, après lequel le piquant est perceptible, puis le
temps après lequel le piquant disparaît.
Pour le premier dégustateur qui a fait de nombreux tests préliminaies, le piquant apparaît à 15 s et
disparaît à 24 s. Toutefois, pour celui-là, la sensation s'émousse, et nous le remplaçons.
On teste ensuite :
- on met la moutarde en bouche, puis on inspire par le nez et on expire par la bouche
- on met la moutarde en bouche, puis on inspire par le nez et on expire par le nez
- on met la moutarde en bouche, puis on inspire par la bouche et on expire par le nez
- on met la mouterde en bouche, puis on inspire par la bouche et on expire par la bouche.
Les différences sont difficiles à évaluer.
Finalement, on décide de comparer les temps pendant lequel on sent le piquant, avec ou sans pain
que l'on respire (après avoir vérifié qu'il y a cohérence des réponses des diverses personnes testées) :

1. 9 et 13 s sans pain, puis 18 et 27 s avec pain
2. 6 et 19 s sans pain, idem avec pain
3. 6 et 20 s sans pain, 8 et 22 s avec pain
4. 21 et 30 s sans pain, 18 et 33 s avec pain

On conclut que, vu les incertitudes, on n'a pas d'effet manifeste du pain.
Enfin, on observe que le piquant est augmenté quand on mastique le pain.
Pour interpréter les phénomènes, on observe que la moutarde contient de l'isothiocyanate d'allyle,
qui stimule les récepteurs du nerf trijumeau (un nerf dont les récepteurs détectent les composés
piquants ainsi que les composés frais). Pour les récepteurs trigéminaux du nez, le mécanisme est
analogue à celui des composés odorants, ce qui expliquerait l'effet lors de la mastication. En
revanche, on observe la possibilité d'une différence interindividuelle.
Lorsque l'on respire par le nez, on fait venir l'air à contre courant des molécules à effet trigéminal
qui monteraient vers les récepteurs trigéminaux par les fosses rétronasales… mais l'effet n'est pas
observé.

2.2. Les os dans le bouillon en changent-ils le goût ?

Les précisions culinaires sont nombreuses, à ce propos.
1856 : Urbain Dubois, Emile Bernard, La cuisine classique (deux tomes), 1856, rééd 1999, Ed.
originale : chez les auteurs, rééd. Manucius, Paris, p. 19 :
« On s’exagère un peu les qualités des os de boeuf comme auxiliaire de succulence dans les
bouillons […]. Tout le monde sait que les os contiennent des parties gélatineuses ; mais ce qu’on ne
sait pas assez, ce qu’on ne cherche pas, tout au moins, à s’expliquer, c’est que les qualités de cette
gélatine sont très contestables, parce qu’elle se trouve encore à l’état impur, accompagnée de
phosphate de chaud et de carbonate de chaux, qui lui sont communs et qui lui communiquent un
goût nauséabond impossible à corriger avec les moyens trop simples dont nous disposons en
cuisine ».

1892 : Lucien Tendret, La table au pays de Brillat-Savarin, Lyon, 1892, réed. 1986, Éditions
Horwarth, Paris, p.26 :
« Non seulement les os n’apportent rien au bouillon, mais ils absorbent les sucs les plus nutritifs. Ils
sont composés de phosphate de chaux et de gélatine, substance sans saveur et sans utilité pour
l’alimentation. Si l’on place des os dans le pot-au-feu, la gélatine, dont les pores sont remplis, est
dissoute et lorsqu’ils sont vides, ils se garnissent des sucs de viande tenus en suspension dans le
liquide ».

1897 : Auguste colombié, Cuisine et pâtisserie bourgeoise, t. 3, A. Réty, Meulan, p. 273 :
« La marmite et les os. Une double discussion s’est élevée au sujet des os et de la marmite en
cuivre ou en terre : voici mon opinion, après de longues expériences. Les os sont toujours réputés
faire d’excellents pot-au-feu, par les boucher ; c'est, du reste, leur réjouissance. Pour moi, ce n’est
qu’un gros embarras : la gélatine qu’ils renferment rend le bouillon laxatif, mais non nutritif. 
Il faut donc les réserver pour les cas spéciaux où le bouillon devrait être légèrement purgatif et
rafraîchissant. »

1899 : Jean de Gouy, La cuisine et la pâtisserie bourgeoises, 1899, réed 1903, J. Lebegue, Bruxelles
et Paris, p. 73 :
« Les os sont excellents pour le bouillon, pour autant qu’il n’y en ait pas en trop grande quantité, 
car une partie de la gélatine contenue dans les pores des os finit par se dissoudre, et les vides qu’elle
y laisse se garnissent des sucs de la viande, tenus en suspension dans le bouillon ; aussi après une
ébullition de cinq à six heures, l’os devient excellent à sucer, car il a absorbé les meilleurs éléments
du bouillon. Nous conseillons à nos lectrices, de n’ajouter les os, si elles en auraient en grande
quantité, que lorsqu’elles auront retiré de la casserole la viande et le bouillon nécessaires au repas :
de mouiller d’eau froide jusqu’à complète submersion et de laisser cuire lentement pendant
quelques heures ; elles obtiennent un second bouillon fort présentable ».

1900 : Le Chasseur Français, octobre rubrique "A nos lectrices" :
"Lorsqu'on place un os dans le pot-au-feu, une partie de la gélatine contenue dans les pores de cet os
finit par se dissoudre, et les vides qu'elle y laisse se garnissent des sucs de la viande tenus en
suspension dans le bouillon. Aussi, après une ébullition de cinq à six heures, le potage se retrouve
privé de ses meilleurs éléments."

1902 : Manuel domestique, Librairie catholique Emmanuel Vitte, 1902, Lyon-Paris p. 4, recette de
bouillon d’os, à partir d’os pilés :
« Comme plusieurs pourraient s’étonner de ce genre de potage, voici un léger aperçu de ce qu’en
pensent les physiologistes. Ils regardent la matière gélatineuse des os comme éminemment chargée
de vie, et produisant plus de corpuscules animaux qu’aucune autre substance animale. Les
expériences faites à ce sujet prouvent qu’un kilogramme d’os fait un aussi bon bouillon que six
kilogrammes de viande. Considéré sous le rapport diététique, il lui est même préférable, comme
étant à fois très nourrissant et plus réparateur, plus salutaire et plus facile à digérer. Aussi est-ce un
principe admis en physiologie que la gélatine des os abonde en suc nourriciers qui s’assimilent
presque sans altération à nos organes et les réparent en peu de temps ».

1909 : E. Auricoste de Lazarque, Cuisine Messine, 1909, Sidot frères, Nancy, 4e ed, p. 16 :
« Un os de veau y est bon aussi, mais il faut se garder de le mettre en même temps que le boeuf ;
moins dure et plus vite cuit, il se ramollirait et troublerait le bouillon ».
1910 : La nouvelle cuisinière habile, Mademoiselle Jeannette, Le Bailly, Paris, sd (vers 1910), p.
17 :
« Bouillon d’os. Une livre d’os pilés donne un bouillon aussi substanciel que six livres de viandes.
Une livre d’os de jeunes animaux donne autant de gelée que douze livres de viande. Le bouillon
d’os est préférable à celui de viande. C’est le bouillon du convalescent et surtout du fébriatant : les
os qui sont cuits avec la viande sont les meilleurs ».
On voit que la plus grande incohérence règne. Dans certains cas, il y a reprise de lieux communs,
mais aucun auteur ne signale d'expériences précises.
Pour nos expérimentations, nous faisons des bouillons avec la proportion (recommandée par des
professionnels) de 2/3 viande et 1/3 eau froide.
Nous pesons deux casseroles C1 (contiendra les os) et C2 (sans os) : masses respectives 970 et 997g.

Pour chaque casserole, nous ajoutons 407 g de paleron (même morceau) et 383 g de plat de côte. On
ne sale pas, et l'on ajoute 625 g d'eau pour mouiller à hauteur.
Dans la casserole C1, on ajoute 208 g d'os non concassés (3), avec un peu de chair adhérente.
Les casseroles sont mises à chauffer ensemble, sur la même plaque, à 16 h 12.
En cours de cuisson, on observe de l'écume et de la matière grasse qui vient flotter. Les bouillons
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ont la même apparence. Ils sont sortis du feu à 17 h 23, et une dégustation triangulaire est organisée.
Avec un total de 4 dégustateurs, à raison de 3 tests par personne, on observe 8 bonnes reconnaissances, 3 erreurs.
Pour les bonnes reconnaissances, les jurys trouvent plus de goût pour le bouillon avec os (le
professionnel reconnaît sans difficulté, sans erreur).

3- L'acclimatation de la cuisine note à note

On fait une expérience pour montrer que c'est la proportion de protéines coagulantes qui détermine
la fermeté. On part d'un mélange 50/50 de protéines (poudre de blanc d'oeuf) et d'eau.
Une partie de ce mélange est versé dans un premier récipient.
Puis on ajoute de l'eau dans le reste, et une partie de la solution obtenue est alors versée dans un
autre récipient.
Et on répète deux autres fois l'opération.
Finalement, on obtient ainsi quatre récipients ayant des proportions décroissantes de protéines.
Les quatre récipients sont simultanément chauffés au four à micro-ondes, pleine puissance, et ils
sont simultanément sortis après 35 secondes de cuisson :
- la solution la plus concentrée est dure comme une viande
- la deuxième solution est dure comme un blanc d'oeuf
- la troisième solution est transformée en un gel plus mouiller
- la quatrième solution est restée liquide (la concentration en agent gélifiant était sans doute
inférieure à 5 pour cent).

Voir http://blog.enil.fr/experiences-precision-culinaire/
3 On rappelle que l'on nomme « précisions culinaires » des apports techniques qui ne sont pas des « définitions ». Cette
catégorie regroupe ainsi : trucs, astuces, tours de main, dictons, on dit, proverbes, maximes...          Voir Les précisions culinaires, éditions Quae/Belin, Paris, 2012.

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samedi 23 juillet 2016

L'Akebia

L’akebia: Les Légumes les plus Etrange au Monde
Vous êtes à la recherche de nouvelles saveurs ? De nouveaux goûts ? Vous en avez assez de toujours manger les mêmes fruits et légumes achetés au supermarché ?
Des doliques asperges, qui poussent si vite que vous pouvez presque les voir grandir à l’œil nu, au durian, qui sent comme les pieds sales mais dont son goût ressemble à celui d’une épaisse crème anglaise parfumée à l’amande, ces fruits sont les plus sauvages et les plus étranges aliments présents dans la nature. 
L’Akébie à cinq feuilles ou Akébia (Akebia quinata) est une plante de la famille des Lardizabalaceae.
C’est une liane semi-persistante originaire des forêts tempérées d’Asie orientale: Japon (Honshū), Corée, Chine (jusqu’au Hubei). Ses fleurs odorantes s’épanouissent d’avril à mai. La plante produit des fruits violet pourpre et pruineux au goût insipide qui murissent entre septembre et octobre.
Certaines plantes, à l’achat, ne font qu’une dizaine de centimètres de haut dans un tout petit pot… mais elles peuvent devenir, à une vitesse presque cauchemardesque, très envahissantes !Regardez le résultat :
Effectivement, c’est une des rares plantes grimpantes ou liane qui supporte des situations semi-ombragées. Cette plante s’étend dans tous les sens : elle a des tiges rampantes qui vont dans toutes les directions et créent des racines et de nouvelles tiges (comme des stolons), pendant que d’autres tiges aériennes s’accrochent à tout ce qu’elles rencontrent : aux murs, aux autres plantes, au toit si on ne les taille pas assez vite, et si vous laissez trop longtemps votre voiture dans la rue, elle s’y accrochera aussi !
L’Akébia ne fait qu’entourer tout ce qu’elle touche et s’en sert pour grimper plus haut, mais plus les tiges sont anciennes, plus elles deviennent épaisses et dures à retirer à la main.
Les fleurs de cette plante sont spéciales : elles ont trois pétales et cinq étamines dont l’extrémité est collante. Le liquide produit par la plante permet que les insectes transportent le pollen des fleurs.
Le soir, lorsque les températures sont supérieures à 10°C, alors les fleurs de l’Akébia diffusent un parfum pour attirer les insectes, très agréable si tôt au printemps.
Si les journées sont suffisamment ensoleillées, les insectes butinent les fleurs, et il y a formation de fruits de forme allongée et de couleur rosâtre.
En Asie, les racines et l’écorce de l’Akébia permettent de faire des décoctions servant, entre autres, d’analgésique, d’anti-inflammatoire ou de diurétique. Les analgésiques et les anti-inflammatoires servent à atténuer voire à supprimer le ressenti de la douleur, sans pour autant en supprimer la cause et les diurétiques régulent l’action de la vessie.
Dans les pays dont la plante est originaire, on utilise les feuilles de l’Akébiacomme feuilles à thé, on consomme les pousses fraîches, et les fruits peuvent servir à la composition des vins.
L’Akébie à cinq feuilles ou Akébia (Akebia quinata) est une plante de la famille des Lardizabalaceae.
C'est une liane semi-persistante originaire des forêts tempérées d'Asie orientale: Japon (Honshū), CoréeChine(jusqu'au Hubei). Ses fleurs odorantes s'épanouissent d'avril à mai. La plante produit des fruits violet pourpre etpruineux au goût insipide qui murissent entre septembre et octobre.

dimanche 6 mars 2016

Moutarde violette de brive


Au XIVe siècle, le Pape Clément VI, né en Corrèze, se souvenant que l'on faisait dans cette contrée la fameuse moutarde violette, manda un moutardier de venir en Avignon. Messire Jaubertie, originaire de Turenne, fut désigné. Il réussit si bien dans ses fonctions qu'il fut nommé «Grand Moutardier du Pape».
Une spécialité traditionnelle de notre ville fabriquée autrefois par mon grand-père.
Au moût de raisin, sans colorant, nous avons sorti de l'oubli cette «fée en robe violette».
Douce et épicée elle enrichit bien des mets..


http://www.denoix.com/